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Le monde entier célèbre la journée de prière, de jeûne et d’œuvres de charité ce jeudi 14 mai 2020. Au même moment à 10h, sont reçus à l’archevêché de Bamako le nouveau président de l’Assemblée Nationale TIMBINE et sa délégation par son Eminence Jean Cardinal ZERBO. Il s’agit d’une visite de courtoisie où, l’honorable Moussa TIMBINE, au nom de l’Assemblée Nationale, est venu saluer le Cardinal qu’il nomme « mon père » et demander ses bénédictions et ses prières. « Je suis venu chez mon père, a dit le président de l’AN, parce que j’ai beaucoup d’estime pour vous. En vous je reconnais un modèle et je sais combien le Président de la République tient à vous par rapport aux grands dossiers du Mali… ». L’honorable TIMBINE poursuit son intervention invoquant les défis majeurs auxquels le pays est confronté notamment les situations sécuritaire, scolaire et sanitaire.

« Aujourd’hui, s’exprime-t-il, nous connaissons d’énormes difficultés et c’est ensemble que nous devons relever le défi ». Le président de l’AN n’a pas oublié de rappeler que le Mali est un pays laïc et la différence, une richesse. Affirmant que le rang qu’occupe son Eminence Jean Cardinal ZERBO honore tout le Mali, il déclare que l’anniversaire de sa nomination au cardinalat sera célébré dans la communion. « Nous restons disponibles, et nous invitons les leaders religieux à nous accompagner par la prière pour l’accomplissement de notre mission. Merci papa ! » a-t-il terminé.

Prenant la parole à son tour, le Cardinal ZERBO, au nom de toute l’église, a d’abord exprimé sa joie d’accueillir le nouveau président de l’AN et sa délégation. Il adopte une attitude paternelle en réponse à celle filiale de son interlocuteur en déclarant : « Votre réussite est la mienne et votre échec est ma honte. Nous remercions le Seigneur et nous quêtons sa bénédiction pour vous. La jeunesse est à l’honneur aujourd’hui et il faut que cela soit traduit dans la réalité. Sachez que vous arrivez à un moment difficile pour notre pays…». Il a ensuite fait comprendre que les leaders religieux ont essentiellement un double rôle à jouer à savoir agir comme des sentinelles c’est-à-dire des veilleurs vigilants et être des intercesseurs par la prière. Le cardinal poursuit en attirant surtout l’attention sur l’avenir de la jeunesse car dit-il « s’il y’a une priorité après la santé, c’est bien la jeunesse ». Elle constitue la relève. Et selon lui, « pour que la relève soit assurée il faut la formation et le travail ». L’archevêque de Bamako est convaincu que la gestion des conflits au Mali peut se faire à travers la bonne éducation et le « sinèkunya » (relation à plaisanterie). Il rassure le président de l’AN de prier afin que le Seigneur lui donne la sagesse à la manière du roi Salomon. (Cf. 1Rois1, 8-14). A la fin de la visite, son Eminence a proposé à tous les présents des prières chargées de vœux que tout responsable doit intégrer dans sa vie.

Propos recueillis par l’abbé Fernand COULIBALY.