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Paroisse des Martyrs de l’Ouganda

DJELIBOUGOU - BP 298 Bamako

Presbytère :  Tel : 20 79 15 31  


A l’heure actuelle, ce secteur paroissial englobe une population de quelques 175.000 habitants, dont 1.400 baptisés et 150 catéchumènes. Son territoire recouvre la commune 1 de Bamako, ainsi que la campagne environnante sur la route de Koulikoro, jusqu’à Tienfala.

Enoncées brièvement, les conditions du travail pastoral sont les suivantes :
Un prêtre à temps complet, trois sœurs, deux prêtres donnant un coup de main
Vingt-cinq catéchistes bénévoles ;
Cinq centres de promotion féminine (250 femmes,4 responsables et 4 monitrices) ;
Huit comités de SECAMA, coiffés par un comité paroissial participant aux projets « puits Banconi », atelier des aveugles, cabinet dentaire…
Deux groupes de Légion de Marie, CEC, CEC-U, MMTC, Amis de Kisito, chorale.
Il vaut la peine de relater chronologiquement l’histoire de ce développement.

1972 La Société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) achète un terrain à Korofina-Nord, pour y implanter sa Mission Régionale. Le choix s’est porté surs ce quartier calme et un peu isolé, afin de permettre en même temps un accueil des Pères fatigués ou malades. Ce sont les PP. Antoine Paulin, régional, et Bob Gertman, assistant, qui s’y installèrent les premiers.

Quelques chrétiens sont dispersés dans les quartiers environnants, qui dépendent du secteur paroissial de Missira animé par le P. Landon. Le Régional et son assistant acceptent d’assurer un certain service paroissial dans le secteur, sous la responsabilité pastorale de Misira. Une vingtaine de fidèles se réunissent alors dans le « salon » des Pères pour la messe dominicale : il s’agit principalement des familles de Louis Sangaré, Dominique Tounkara, Vincent Mounkoro, Georges Traoré, Alphonse Sangaré…

1975 B. Gertman est remplacé par le P. Ascensio Iguarran comme assistant du Régional.

A partir de ce moment, la maison va se trouver vite entourée par l’explosion démographique des quartiers spontanés de Bankoni, Fadjiguila, Doumanzan, Boulkassoumbougou, et le lotissement très rapide de korofina et Diélibougou. Chassés de la brousse par la sécheresse, et du centre-ville par la cherté des locations, les plus pauvres affluent dans les quartiers spontanés et commencent un mouvement qui ne se ralentira qu’en 1988, avec le lotissement de ces quartiers. En même temps, Korofina et Diélibougou voient affluer une population de fonctionnaires et de commerçants qui s’installent sur les nouveaux terrains lotis.

1978 L’équipe régionale se renouvelle. Le P. de Champagny est nommé Régional, et le P. Joseph Stamer assistant. Un peu plus tard, le Frère Joseph Staubli leur est adjoint comme économe régional. C’est avec cette équipe de trois qu’un nouveau secteur pastoral va réellement démarrer. Un peu plus tard encore, arrive le P. Bertram pour se reposer à Korofina, où il assure quelques services paroissiaux.

1980 Détaché du secteur de Misira, Korofina est érigé en secteur paroissial autonome dont le Régional des PP. Blancs devient responsable. On compte alors environ 500 chrétien.

Le premier « conseil paroissial » est mis en place, avec Louis Sangaré comme président, cependant que s’installe le premier bureau du SECAMA, dirigé par Alphonse Sangaré. La messe dominicale est maintenant célébrée dans la cour de la maison régionale, où un petit hangar a été aménagé à cet effet. Le secteur se structure, et voit l’ébauche de six communauté de quartier : trois à Bankoni, une à Fadjiguila, une à Diélibougou, et une à Boulkassoumbougou. Dans l’intention de promouvoir une action sociale, on décide de construire dans les quartiers, des centres polyvalents qui puissent servir la promotion féminine, et devenir lieux de rassemblement pour les communautés chrétiennes de quartier.

1982 Le premier de ces centres ouvre en octobre, à Banconi-Salembougou

En novembre, arrive le P. Jean –Pierre Depauw, spécialement chargé du ministère paroissial sous l’autorité du Régional ! Les communautés de quartier se développent, et un bulletin de liaison à peu près bimestriel est lancé, contenant des thèmes de réflexion et des commentaires surs les testes liturgiques des dimanches.


1983 Ouverture du centre de Bankoni-Dinaguénébougou

Mise en place d’une ébauche de comité de gestion
Développement du SECAMA, démarrage du projet « puits Bankoni »

1984 C’est l’année où les communautés de quartier commencent vraiment à se prendre en charge. La catéchèse est réorganisée en fonction des quartiers, lesquels, ont leurs catéchistes pour les enfants et pour les adultes. L’action socio-caritative se structure : chaque quartier a son président, son animateur, son responsable des célébrations, son comité d’animation des centres de promotion féminine. Les réunions sont hebdomadaires ou bi hebdomadaires.

En décembre, suite à l’acquisition d’une concession, de la paroisse quitte la maison régionale des PP Blancs et s’établit dans ses propres locaux. Une église provisoire y est construite, la maison est transformée en bureaux. La première célébration dans cette église est celle de la messe de Noël.

1985 En conséquence du déménagement de l’année précédente, une nouvelle communauté de quartier se crée : celle de Korofina, détachée du groupe Fadjiguila-doumanzana devenu trop grand. En même temps, le catéchuménat se développe considérablement.

L’équipe régionale est renouvelée : les PP de Champagny et Stamer sont remplacés par le P. Villié, régional, et le P. Happe, assistant.

1986 Ouverture du centre de Babouyabougou, à Korofina-sud. Mise en place définitive du Comité de gestion ou « conseil économique ».

Le 1er novembre, Mgr Sangaré vient bénir l’église, placée sous le patronage de St Kizito.

1987 Le remembrement de Bankoni entraîne la destruction du centre de Salembougou, dont les activités sont transférées à korofina –Nord, dans un nouveau local en construction.

Une congrégation religieuse, les Sœurs de la Divine Providence de Saint jean de Bassel, accepte de venir s’installer dans le secteur. Celles-ci, au nombre de trois, arrivent le 22 septembre et gagnent aussitôt Faladjè pour l’apprentissage du bambara pendant six mois.

En octobre, on ouvre le centre de korofina-nord, où une bibliothèque en voie d’aménagement devrait fonctionner dès le courant de l’année prochaine. Ce même mois, l’autorité régionale laisse au P. Depauw, l’entière responsabilité pastorale du secteur.

1988 Pâques de cette année marque un tournant pour la vie du secteur, avec le début du travail des sœurs dans les domaines de la promotion féminine, ainsi que de la catéchèse des enfants et des adultes.