Homelie de Monseigneur Jean ZERBO, Archevêque de Bamako au 42ème pélérinage National

Monseigneur Jean ZERBO,  Archevêque de Bamako.

Excellence Messeigneurs les évêques de la Conférence Episcopale du Mali et chers confrères dans l’Episcopat,

Excellence Monsieur le Ministre de l’Administration territoriale et des collectivités,

Excellence Monsieur le Ministre des Cultes,

Excellence Monsieur le Ministre de la communication

Excellence Monsieur le Gouverneur de la Région de Kayes,

Monsieur le Préfet du Cercle de Kita,

Monsieur le Sous Préfet de Kita,

Monsieur le Maire de la commune de Kita,

Messieurs les représentants des communautés musulmanes et protestantes de Kita,

 

Chers pèlerins, hommes et femmes,  vieux et jeunes, prêtres et consacrés,

La paix soit avec vous ! La paix soit avec vous ! La paix soit avec vous !

Oui la paix,  la première parole du Christ ressuscité à ses disciples. La paix  reflet de la dignité de l’Homme. Que cette Paix soit toujours avec vous !

Hier soir, de par la grâce de Dieu nous avons essayé de  suivre la consigne de Jésus, veiller  et prier !

Ce matin, c’est Lui qui nous rassemble dans notre Sanctuaire Marial. Que son très Saint nom soit béni pour ce qu’Il nous réserve au cours de ce pèlerinage, le 42ème en cette ville de Kita.

Venir à Kita, ne l’oublions jamais, c’est partir de chez soi pour un rendez-vous avec Dieu, un rendez-vous en ce lieu qu’Il a choisi comme berceau de notre Eglise.

C’est à Kita que Jésus Christ a été annoncé et accueilli pour la première fois au Mali. 18-19 novembre 1888, il y a 124 ans. L’année prochaine nous célébrerons le 125ème anniversaire. Alla ka o don jira an kéné la.

C’est à Kita qu’a été enseigné après accepté le Symbole de la Foi, le Credo, le je crois en Dieu, les 10 commandements et les autres prières des chrétiens. C’est à Kita que Marie, Mère de Jésus a été vénérée pour la première fois au Mali. C’est à Kita que la première messe  et les autres sacrements ont été célébrés. Heureuse cité par laquelle le Mali est devenu terre d’accueil de Jésus Christ.

Vous comprendrez alors pourquoi avec l’accord de la conférence Episcopale, nous allons faire de ce 42ème pèlerinage, l’entrée de notre Eglise dans l’année de la Foi décrétée par le Pape Benoît XVI.

Cela va nous aider à mieux comprendre et à mieux vivre le thème de notre Pèlerinage : En Jésus, Fils de Marie, notre Mère, Retrouve ta dignité.

Pour le Croyant, Pour le chrétien, parler de dignité, de l’honneur, signifie chercher à se placer du coté de Dieu pour comprendre ce que nous représentons pour Lui. C’est en ce que nous représentons pour  Dieu que nous retrouvons et comprenons notre  dignité.

A ce propos, la Parole de Dieu nous révèle que Dieu a couronné son œuvre créatrice en créant l’homme et la femme à son Image. Ainsi dès la création, la sainteté est inscrite comme projet de Dieu sur l’homme et la femme créés  à l’image du Dieu 3 fois saint. Il nous faut croire en cela et éviter que notre existence ne soit banalisée soit par nous-mêmes soit par les autres.

Dieu en tout cas, s’est engagé depuis la désobéissance d’Adam et d’Eve à restaurer en nous son Image.

Il l’a fait en parlant par les prophètes. Il l’a accompli en parlant par son Fils Jésus Christ Image du Dieu Invisible, premier né de toute créature : Il le présente comme son Fils bien aimé qu’Il nous invite à écouter.

Chers frères  et sœurs, en ces lieux, berceau de notre foi, approchons-nous de notre Mère Marie, pour qu’elle nous réapprenne, nous rappelle et nous explique les merveilles accomplies par Dieu pour nous révéler notre dignité de Fils de Dieu, d’être créés à son Image et à sa ressemblance. Qu’elle nous réapprenne notre profession de foi et les 10 commandements pour que nous découvrions les voies de la réalisation de notre dignité.

Ils nous révèlent en effet la passion de Dieu  pour nous et les chemins à suivre pour aller à lui !On ne peut définir et comprendre totalement, parfaitement la dignité de la personne humaine sans référence à ce qu’Il est pour Dieu et à ce que Dieu fait pour lui, et ce qu’Il attend de lui.

Oui la dignité de l’homme ne peut se comprendre qu’en le situant dans le plan de Dieu. Il est aimé de Dieu, qui l’a fait moindre qu’un Dieu et qui l’a établi sur l’œuvre de ses mains le couronnant de gloire et d’honneur. Ps 8

Aimés de Dieu, nous le sommes d’un amour plus fort que celui du père et de la mère pour leur enfant.

Telle est la conviction que le roi David, après avoir échappé à Saül et à son fils Absalam, exprime ainsi : « Si mon Père et ma Mère m’abandonnent, Yahvé ne m’abandonnera pas. » ps 27,10. Le prophète Isaïe abonde  dans le même sens : une femme peut –elle oublier son enfant ? Est-elle sans pitié pour les  fils de ses entrailles ? Même si les femmes oubliaient, moi je ne vous oublierai pas. Vois, je t’ai gravé sur la paume de mes mains Is 49,14-16

 Ni wolo la sa la

 i na kè ki tièssiri, pourrait-on. Cet amour plus fort que celui de la mère et du père pour leur enfant, Dieu  nous l’a manifesté en nous donnant son Fils. Le credo est la prière exhaustive qui nous retrace ce que Jésus fait pour nous, tout ce que Dieu a réalisé pour nous rétablir dans notre dignité, celle des enfants de Dieu, à l’image de Jésus Christ

Il se présente  comme le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Il est celui qui vit, souffre et meurt pour ses amis. Il n’y a pas dit-il de grand amour que de donner sa vie pour ses amis.

Alors à l’écoute des grands témoins de la foi, laissons l’Apôtre Paul réveiller notre foi en disant ce que représente pour lui, la vie, la mort et la résurrection de Jésus.

Chers frères et sœurs, nous sommes tellement habitués à entendre cela que nous finissons par le trouver banal.

C’est alors dit-il que nous étions sans force au temps fixé que le Christ est mort pour les impies. A peine en effet voudrait-on mourir   pour un homme juste, pour un homme de bien. Mais la preuve que Dieu nous aime c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs est mort pour nous Rom 5,6-8

En cette mort de Jésus, nous avons toute notre valeur aux yeux de Dieu. St Paul l’a compris aussi nous invite  t-il en ce lieu berceau de notre  foi à faire nôtre sa réponse à l’amour de Dieu. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous. Lui qui n’a pas épargné son propre fils, mais l’a livré pour tous !

Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La tribulation, le glaive, selon le mot de l’Ecriture à cause de toi, l’on nous met à mort tout le long du jour, nous avons passé pour des brebis d’abattoir. Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs  par celui qui nous a aimés. Oui j’ai l’assurance, ni mort, ni vie, ni anges ni principautés ni aucune créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ  Jésus Christ notre Seigneur Rm 8,31-39.

C’est l’incarnation, la mort et la résurrection de Jésus qui sont la mesure de notre valeur. Nous valons 3 heures d’agonie. Bien plus, nous valons la vie entière de Jésus, car le Père a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique, telles sont les fondements de notre Foi :

 Mogo tè da mogo la gwansan,

 Mogo tè tigè mogola gwansan.

A fo min kera o tè dana kumbo.

 Alla ka do fara an Dana kan!

Chers frères et sœurs en Jésus Christ et en humanité. La foi sans œuvres est une foi morte, dit l’Apôtre Jacques 2. Aussi devons-nous comprendre que l’accomplissement de notre dignité de chrétien en cette période de crise aux multiples aspects que connait notre pays, passe par la connaissance et la mise en pratique des 10 commandements. Jésus les résume d’ailleurs en 2 commandements :

  • Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
  • Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Cela ne peut se faire selon la volonté de chacun, à partir de calculs et de considérations trop humaines.  Cela passe aujourd’hui par  la relecture de notre vie à la lumière du passage de l’Evangile que nous venons d’écouter.

Commençons par ce qu’il nous dit sur nos rapports avec Dieu. «  Tu ne feras aucun  serment. »

Hier  comme aujourd’hui, que de mensonges, que de fourberies, que de tromperies ne cherche t- on pas à cacher par notre promptitude à prendre Dieu comme témoin. Vieux, adultes, jeunes, enfants, jurent au nom de Dieu pour un oui ou pour un non.

Jésus remet en cause une telle habitude. Elle  banalise en effet nos relations ave Dieu. Pire encore elle manifeste que nous craignons les humains plus que Dieu. Celui qui sait tout, voit tout, le Tout Puissant. Il sonde nos cœurs et nos reins.

Alors,

Que notre langage soit clair.

Que le oui soit oui et le non soit non. En toute chose tu prononceras la vérité non seulement devant les humains, mais aussi devant Dieu. Nous deviendrons alors  un peu plus dignes de celui qui se présente à nous comme la vérité et la vie.

Avant on disait :

Ni sen yé i don, i bé bo

Ni da yé I don , I tè bo !

Aujourd’hui, tout le monde peut se tirer d’affaire en disant, kolo tè nen na !

Où allons-nous ?

Tu ne tueras pas !

Le second propos, de Jésus qui retient notre attention porte sur le respect de la vie humaine. Elle est sacrée. Oui la vie humaine est sacrée. En elle nous avons l’image de Dieu. Elle  n’appartient qu’à Lui.

Mais que constatons-nous aujourd’hui ? La banalisation, le mépris de la vie, humaine partout et à tous les niveaux : Avortement, Infanticide, fratricide, parricide, matricide,  meurtre politique, ethnique, religieux, économique, suicide même. Tout cela, ailleurs et chez nous, constitue des mépris graves de notre dignité, offense gravissime à Dieu qui nous a créés  à son image. C’est à lui que nous appartenons.

Soucieux de nous éduquer et par rapport à cette banalisation de la vie, , Jésus se place sur le terrain de la prévention. Il veut combattre le mal à la racine. C’est pourquoi, il dénonce,  met en garde contre la convoitise, la jalousie, la colère, les injures, les  rancunes. Ils se  cristallisent  en ressentiments  comme le mépris, la haine, pour finir hélas par l’irréparable, dans l’oubli et le mépris du fait que le seul maître de notre vie c’est Dieu. C’est à lui et à lui seul que nous appartenons. Il nous a fait et nous sommes à Lui

Libertinage et Divorce :

Nous vivons dans un monde biens chers frères et sœurs, qui se complait de plus en plus  à salir à bafouer la robe de la dignité humaine en mettant dans   le libertinage et le  divorce sa fierté. Alors Jésus élève la voix.

 Ses attitudes vis-à-vis de la femme adultère et de la samaritaine et de Marie Madeleine sont assez édifiantes.. Elles sont empruntes de respect, de compréhension et de pardon.

 Elles nous révèlent ce qu’est représente le corps humain selon le plan de Dieu

Depuis l’incarnation, avec Lui, nous découvrons que le corps est le temple de Dieu. Il n’est fait ni pour la fornication, ni pour le libertinage. Il est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. Notre corps est un temple du Saint Esprit et dans ce Temple, il faut chercher à glorifier Dieu.

Du coup  nul ne peut  placer sa dignité dans des déclarations comme :

Ne ta ye né yérè yé

Min ma na ne diya ne bé o de ké !

Notre  vraie dignité alors consiste à vivre dans le respect de cette présence de Dieu de l’image de Dieu en nous et dans les autres. C’est ainsi que nous glorifions Dieu

►S’agissant du divorce son virus se repend de plus en plus. Il ternit notre dignité, affaiblit la société et ne facilite pas la bonne éducation des enfants.

Il y a quelques années une ancienne de la communauté me téléphonait.

C’était la veille de la fête de la Sainte Famille, Mon fils me disait-elle,

Wuli k i jo ! ni i ma wul k’i jo

Furusa bana de donlembè chrétien douw kono wuli k’i jo dè !

Depuis, j’ai pris la résolution de célébrer chaque samedi dans ma chapelle la Sainte messe pour les familles.

Nogoya bè minuw cela Alla ka do fara o kan

Guelèya be minuw kan . alla ko o nogoya

Minuw fana ka furu ko guèlèyalen bè, alla ka o nogo ya !

Interpellé à 2 reprises au sujet du divorce dont le virus gagne de  plus en plus de terrain, Jésus tout en comprenant les difficultés du vivre ensemble, rejette le divorce. Il ne le fait pas de manière arbitraire. Son attitude repose une fois de plus sur ce qui représente pour Dieu l’homme et la femme.

Tous deux crées a l’image de Dieu et à sa ressemblance sont appelés à vivre ensemble dans un lien d’amour qui sans cesse doit chercher à s’alimenter à la vraie source. L’amour même de Dieu. Ils doivent apprendre à s’aimer comme  ils sont aimés de Dieu. Bien plus, ils doivent apprendre à s’aimer comme le Christ aime son Eglise.

Très chers Frères et Sœurs. Nous comprenons du coup que c’est  par la prière et en priant les uns pour les autres, en laissant changer leur cœur de prière endurcie en cœur de chair par la grâce du Sacrement du Mariage que les époux peuvent faire de leurs conflits autant d’occasions pour se pardonner, se réconcilier non pas 7 fois, mais 77 fois 7 fois.  Tel est le défi que Jésus lance  à ceux et celles qui veulent vivre encore aujourd’hui dans le mariage de manière digne: la dislocation des foyers porte un préjudice très grave à la société, aux enfants à toute la société

Que Marie présente aux noces de Cana, visite aujourd’hui nos foyers pour y déceler et soigner les manques de vin qui peuvent ternir la dignité de  nos foyers.

►Œil pour œil, dent pour dent. Tu aimeras ton prochain. Tu haïras ton ennemi

►Rongée par les virus du divorce et du libertinage, notre dignité l’est aussi et surtout par deux autres virus plus dangereux que les premiers. Il s’agit de celui de la Vengeance, œil pour œil, dent pour dent, et de celui de la haine.  De tels virus détruisent toute la famille, le village, le pays, les nations.

Ben balisso o yé don kelen tomo yé !

Tu aimeras ton prochain, tu haïras ton ennemi !

 Où trouver l’antidote, le vaccin contre de tels virus entretenus par notre culture qui incite à rendre le coup pour le coup?

Levons les yeux  vers Marie Notre Mère. Elle nous invite à écouter Jésus son Fils. « Tout ce qu’Il vous dira faites-le Jn 2,5.

Que nous dit-il en ce jour et maintenant ?

 Deux recommandations

  • Aimez-vos ennemis
  • Priez pour ceux qui  vous persécutent !

Avec Lui, le réseau du prochain à aimer s’élargit, au point d’inclure non seulement les inconnus, mais aussi les ennemis, les persécuteurs !

Il n’en est pas question, sommes nous tentés de répondre. Pourtant, Jésus nous prend au sérieux et nous engage à sa suite dans 3 actions concrètes, positives.

D’abor la salutation, pas n’importe laquelle !

La salutation de la paix. Après sa résurrection

La paix soit avec vous, c’est sa première salutation. Une salutation adressée aux  groupes constitués par ses amis qui l’ont abandonné lors de sa passion.

Foli banan anw déni jonni cè, ni an bina wili ka ta oluw fo ko gnuman ?

An dembè tè datiguè ndala ani foli balyya yé dè !

Après la salutation sans aucune exclusion : l’Amour

Le partage et la solidarité, manifestés autour des besoins fondamentaux  matériels et spirituels. Il s’agit de donner

à manger à ceux qui ont faim,

à boire à ceux qui ont soif

de quoi se vêtir aux démunis

de quoi se soigner aux malades

Il s’agit de visiter les malades et les prisonniers

Et d’accueillir les sans abris, les refugiés.

Ce partage se fera  avec tous ceux et toutes celles qui sont dans le besoin, y compris les ennemis, les persécuteurs.

Enfin et surtout la prière : Si elle doit être faite pour toutes et tous, Jésus mentionne d’une manière spéciale les persécuteurs. Priez  pour vos persécuteurs. Nous pensons à nos persécuteurs, sans oublier toutefois que nous sommes aussi des persécuteurs

  • Le  contenu de cette prière c’est Jésus qui le donne. C’est le pardon
  • Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Une des dernières paroles de Jésus. Seul Celui qui pardonne vraiment,  peut vivre et mourir  dans la paix.

Mes biens chers frères et sœurs, nous venons d’entendre ce que Jésus nous recommande pour retrouver notre dignité.

Sa  référence, c’est la manifestation de la bonté de la sainteté de Dieu le Père. Il fait lever son soleil sur les méchants et les bons. Il fait tomber la pluie sur les justes et les injustes.

Jésus ne se comporte pas autrement. En effet, tous les bénéficiaires de ses miracles, d e sa prédication, de sa sagesse, ne l’ont pas suivi. Abandonné, renié, il l‘a été même par ses proches.

Crucifié, il implore le pardon pour ses persécuteurs, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui et dont nous sommes. « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Ainsi c’est dans l’exemple de son Père et de lui-même que Jésus nous révèle notre dignité de fils de Dieu, nos titres de disciples, d’amis et de frères de Jésus-Christ.

►Mais comment cela se fera t-il ?

►Nous avons nos multiples mais, puisque ceci, puisque cela, nos réticences humaines, nos résistances, nos limites humaines. Comment cela se fera t-il ?

►Alors tournons-nous une fois de plus vers Marie, Mère de Jésus et notre Mère. Qu’elle nous entraine dans sa foi en la puissance de Dieu  que l’ange lui a révélée le jour béni de l’annonciation : « Rien n’est impossible à Dieu. »

Qu’elle nous obtienne  la grâce de faite tout ce que son Fils nous dit aujourd’hui : aimer ses prochains, priez pour ceux qui vous persécutent, afin de devenir  en Jésus et par Jésus, les dignes filles et fils de Notre Père du Ciel !

Il n’ya pas de voie plus sûre pour qu’advienne la paix et l’unité  dont nous avons faim et soif.

N’an dèssèra o la, o yé an dambè donin yé bogola . Nakun ma kè an la !

 

+ Monseigneur Jean ZERBO

   Archevêque de Bamako