La deuxième édition des semaines sociales de l'église catholique du Mali a clos ses portes hier soir,30 novembre 2017.

La 1ere édition a eu lieu il y a 3 ans, c'était le 28 Novembre 2014; Cette année c'est à la même date que la 2° édition a ouvert ses portes au centre catholique de Nyamana en presence de son éminence le cardinal Jean ZERBO, de l'évêque de San, president de la commission du laïcat, du representant du ministère de la reconciliation, d'une dizaine de protestants, des representants de la communauté musulmane, d'une delegation venue de la Guinée Conakry et des fidèles catholiques venus des 6 diocèses du Mali.

  

Cette semaine sociale était organisée par le Mouvement des cadres et responsables Chretiens (MCRC). Le MCRC est un mouvement d'action catholique affilié au mouvement international d'apostolat des Milieux Sociaux indépendants dont le siège est au Vatican, avec statut consultatif aux Nations Unies.La devise du mouvment est: "la force de notre engagement est notre foi en Jesus Christ" et la règle de Vie est:"Nous avons reçu gratuitement, donner gratuitement" .

Le thème de cette deuxième édition portait sur la famille: Place et rôle de la famille chretienne dans le processus de paix de réconciliation en cours au Mali à la lumière de l'exhortation apostolique post-synodale "Amoris Laetitia" du pape françois!  Famille chretienne, apporte ta pierre à l'édifice de construction d'un Mali uni, en paix et reconcilié.

Le dimanche 26 novembre , jour du pelerinage national, plusieurs fidèles avaient fait le deplacement. Des milliers de fidèles étaient presents à la veillée sur la colline, mais le plein a été constaté ce dimanche matin. En effet ceux qui n'avaient pas pu se deplacer le samedi pour plusieurs raisons ont rejoint le sanctuaire marial de Kita où une messe solennelle presidée par le cardinal devrait commencer à 9h.

c'est à 8h30 que la procession est partie du presbytère jusqu'au sanctuaire marial. C'est à 9h precise que la messe a commencé. Comme la veille les autorités administratives, politiques et militaires de la region et de la ville étaient presentes avec à leur tête le ministre des affaires religieuses et et du culte. On notait aussi la resence de l'ancien ministre Moussa Mara.

Après la sulutation du cardinal, l'abbé Samuel a introduit la ceremonie en ces termes:Le present pelerinage se tient dans un contexte national marqué par l'insecurité et les recentes attaques qui ont endeuillée toute la nation. Au noml de l'Eglise ffamille de Dieu, nous réitérons aux familles meurtries et endeuillées notre compassion, nos sincères condoléances et l'assurance de notre peière fervente. Avec Marie , mère de nos familles, soyons source de vie, d'amour, de verité, de justice et de Paix. Comment gueérir les coeurs blessés et meurtris et ouvrir la voie au pardon, à la cohésion sociale? que faire pour éviter la violence familiale, la vengeance, les attaques multidimensionnelles sur le territoire national? Ce sont là des interrogations qui appellent tous les maliens à se surpasser pour qu'adviennent l'unité national, la tolérance, la réconciliation, le dialogue et la paix.

Le cardinal dans son homelie a déploré la situation d'insécurité et d'intolerance dans laquelle notre pays a sombré. s'appuyant sur les textes de la salennité du Christ Roi, l'archévêque de Bamako a invité les fidèles et tou sles maleins de bonne volonté à oeuvrer pour la paix, la justice et la reconciliation.

A la fin de la messe le ministre des affaires religieuses et du culte a exprimé sa joie d'être present au pelerinage et a démandé aux fidèles chretiens de prier pour la paix et la securité au Mali. Le president de la republique compte beaucoup sur les catholiques du Mali pour un pays reconcillié et appaisé.

La messe a pris fin aux environs de midi mais le pelerinage s'est terminé avec le salut au saint sacrement à 15H. 

 

 

 

 

 

84 pelerins ont pris la route de Kita ce lundi 20 novembre 2017, dans la cadre du 46° pelerinage national qui aura lieu du 25 au 27 novembre. Le depart a éé donné lors d'une messe celebrée la lundi matin dan sl'église de Notre Dame Auxiliatrice de Kati. La celebration eucharistique était presidée par le curé de Kati, l'abbé Emile KONARE. C'était en presence du maire de la ville du commandant de la protection civile, des fidèles de la mission catholique de Kati et des médias.

Dans son homalie le curé a felicité les marcheurs pelerins pour le choix qu'ils ont fait de marcher jusqu'au sanctuaire de Kita. Il a souligné le caratère de sacrifice, affrontant l'espace son corps tout entier.

L'evangile portait sur un aveugle qui est guerri par Jesus. L'aveugle sort des tévèbres de la cecité pour entrer dans la lumière, la connaisssance de Jesus, lumière du monde venue pour nous sortir des ténebres  afin que nous puiissions marcher dans la lumière.

A la fin de la messe des badges ont été distriber aux pelerins. Puis le maire a donné sa benedicitons et a fait une marche de 300m avec je groupe!

Pour la première nuit, le groupe l'a passée à 50 kms de Kati, prescisement à Neguela. Bon pelerinage!

 

 

 

Le samedi 25 novembre commençait officiellement le pelerinage national à Kita. Après l'accueil des pelerins aux environs de 13H, il y a eu les confessions à partir de 15h pour permettre aux ceux qui n'ont pas pu le faire de se mettre à jour.  A 20h, la procession a commencé avec en tête les évêques et les prêtres, les religieux et religieuses et les fidèles des diocèses dans l'ordre suivant: diocèse de Mopti, Kayes, Bamako, Sikasso, Segou, San. Le nonce apostolique a fait la procession du sanctuaire marial à la colline mariale.

 Sur la colline la ceremonie a commencé à 21h15mn par la salutation d'ouverture de la ceillée par le nonce apostolique. Ensuite la chorale de Mopti a montré dans un sketch introductif le thème proposé par les évêque du Mali pour ce 46° pelerinage national: "Famille chrétienne, sois source de vie, d'amour, de verité, de justice et de Paix".

 

Avant d'abordrer ce thème, l'animateur principal a invité les pelerins a observer une minute de silence à la mémoire de Mgr Georges Fonghoro et abbé Noé Togo, décédés il y a un an.  Ensuite la chorale diocésaine de Mopti a tenu en haleine les pelerins durant trois heures d'horloge sur le thème de ce 46° pelerinage presenté en trois tableaux.

L'animateur principal n'a pas manqué de souligner l'enlèvement de la soeur Gloria au mois de février dernier à Karangasso et dont on a aucune nouvelle jusqu'à present.

Le thème a été traité en trois tableaux:

Voici donc les étapes que nous allons parcourir tout au long de cette veillée de prière et de méditation sur et pour la Famille qui nous rassemble.

1--La PREMIERE PARTIE de cette veillée de réflexion-méditation –prière nous invite à regarder sans concession le contexte général dans lequel vit la famille aujourd’hui.

Au commencement de la famille il y a la fête, il y a des fêtes : celle de la célébration du mariage et celle de baptême du premier enfant. Mais dès le lendemain de la célébration joyeuse, souvent grandiose, démesurée, et couteuse du mariage le jeune couple, encore auréolé du bonheur de la fête de la célébration du mariage, noyau de la famille, fait l’amère expérience de la dure réalité quotidienne du temps, de l’espace, et da la vie sociale.

La famille fait la dure et rude expérience de la dure réalité du contexte incontournable dans lequel doit inévitablement vivre  et évoluer les membres de la jeune famille toute neuve sortie de l’œuf nuptial des inoubliables et somptueuses cérémonies du mariage.

En effet la famille comme les membres qui la compose est un organisme vivant. Elle nait, elle croit et doit affronter l’incontournable vérité de l’être humain qui n’échappe pas à la loi de tout organisme vivant.

Comme l’être humain la famille a besoin d’eau, de nourriture et de médicament.

2. LA DEUXIEME PARTIE Voudrait établir les responsabilités des maux de ce milieu difficile malveillant,  souvent hostile et impitoyable dans lequel naît, vit et évolue la famille aujourd’hui.

Un diagnostic complet et rigoureux pour, identifier, localiser et circonscrire et combattre efficacement l’agent pathogène en cause d’une maladie est une étape indispensable et incontournable pour espérer une guérison.

Il n’en va pas autrement pour les maux qui assaillent la famille. Il nous faut, aujourd’hui, avoir le courage de désigner les maux qui attaquent, nos familles pour lui administrer les médicaments indiqués capables de les combattre et recouvrer la santé espérée.

Un mauvais diagnostic conduit inévitablement à une mauvaise prescription thérapeutique.

Nous connaissons tous les éternels refrains inefficaces, que nous proclamons devant le mal, la maladie ou le malheur : « Fura t’a la, dinyèn bè tèn dé, c’est le destin, il n’y a pas de remède, il n’y a pas de solution. »

Il nous faudra changer de mentalité, pour garder le destin de la bonne santé, de la réussite, des succès, de la joie, de la paix, Pour le bonheur de l’homme.

Dieu a généreusement octroyé à l’être humain tous les moyens nécessaires pour y parvenir.

Le deuxième refrain que l’on répète à longueur de journée : « Alla nön do, Alla ka latiguè do » : C’est la faute de Dieu. C’est Dieu qui l’a fait.

C’est bien fait pour Dieu. Et  Dieu qui est Dieu et qui n’a pas l’habitude de se justifier devant les milliards d’accusations inconscientes et injustes qu’on lui attribue quotidiennement se tait.

Commentateur

Le troisième faux diagnostic que nous attribuons à nos maux, maladies et malheurs que nous déclamons et proclamons à longueur de journées c’est : « Sintani nö do » !  « C’est le démon ». Le démon que nul n’a pu rencontrer, ou converser avec lui, a aussi bon dos. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle aussi le Diviseur, le Malin, qui profite royalement de cette fallacieuse attribution.

Mais les descendants d’Adam et d’Eve ont dans leur sang ce virus de rejeter sur autrui, sur l’autre, sur les autres leurs responsabilités qu’ils refusent d’endosser.

« Tu as mangé le fruit défendu ? 

C’est la femme que tu m’as donnée! C’est le Serpent qui m’a trompée!

Avons-nous le courage chrétien de désigner les coupables et responsables des maux dont souffrent nos familles et qui les empêchent de remplir correctement la vocation et la mission assignées à nos familles, ce berceau de l’homme ce socle et pilier de la société, de l’humanité.

Nous devons tous demander pardon à Dieu pour nos fautes sur la famille et sur  ses membres victimes de ces fautes.

3. LA TROISIEME PARTIE de notre veillée-méditation-réflexion se clôturera par une invitation à voir quelle est la vraie mission et la vraie vocation que Jésus-Christ a assignée à la famille.

C’est une invitation à nous souvenir de nos devoirs respectifs vis-à-vis de la famille et de renouveler nos engagements à son égard, à savoir les promesses d’amour et de fidélité que nous avons prises à l’égard de l’époux et l’épouse, les promesses de faire naître et éduquer les enfants que Dieu donne à nos familles, les devoirs, non seulement de reconnaissance des enfants à l’égard des parents et aussi et, surtout le respect qu’ils les doivent.

La veillée à la colline mariale a pris fin à 00h30mn, après les diocèses se sont succédés au sabctuaire marial pour l'adoiration au saint sacrement jusqu'à l'aube.

 

 

Tout l'archidiocèse de Bamako s'est reveillé le jeudi 19 octobre 2017 avec la mauvaise nouvelle du décès de Michel COULIBALY , chef du personnel des travailleurs de la mission catholique de Bamako. Les obsèques ont eu lieu le lundi 23 octobre 2017 à la cathedrale de Bamako. Une foule immense de toute religion confondue est sortie pour accompagner le defunt à sa dernière demeure. Une cinquantaine de pretres, beaucoup de religieuses et un évêque étaient presents à la ceremonie.

Le Père Jacques Badji de la communauté du Verbe de Vie a presidé les funerailles à la cathedrale.

Monsieur Michel était très engagé au sein du renouveau charismatique et dans son secteur paroissial. Il laisse l'image d'un homme disponible, attentif à toute souffrance.

Son corps repose desormais au cimetière de Bamako Koura.